Publié le

LA PROVENCE – 10 juillet 2020

passion immortelle Valensole
La Provence - immortelle
“CULTIVER DE MANIÈRE SAINE, EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE ET RAISONNÉE“
Si le plateau de Valensole est surtout réputé pour ses champs de lavande à perte de vue, durant quelques semaines et en certains endroits, le nectar Jaune le dispute à l’or bleu.
Jusqu’à 2018, on devait être une bonne dizaine à faire de l’Immortelle ici. Ça faisait dans les 20 à 30 hectares maximum en cumulé, se souvient Paolo Chabot du Moulin Bonaventure.
Aujourd’hui, certains cultivent à eux seuls des champs de 50 hectares en agriculture non biologique. Ces variétés sont de moins bonne qualité mais Inondent le marché et, évidemment, tirent tes prix vers le bas.

Au Moulin Bonaventure, l’agriculture est inscrite dans l’ADN. Cultivateurs d’immortelle depuis 2013, Paolo Chabot, son père et leurs collaborateurs ont commencé par planter sept variétés différentes dont quatre en provenance de Corse.
“On en a Isolé une qui donne une essence de quailité, raconte-t-il. L’ italicum. On la désigne habituellement sous le nom d’immortelle de Corse car c’est là-bas qu’elle était le plus utilisée mais elle proviendrait plutôt d’Italie. À ne pas confondre avec les immortelles que l’on trouve autour des lacs d’Esparron ou de Sainte-Croix, des variété sauvages dont la qualité n’est pas suffisante pour en tirer de bonnes huiles essentielles.
La recette d’un bon nectar?
“Une bonne plante de départ”
Il faut aussi la cultiver de manière saine, le mieux étant l’agriculture biologique, raisonnée.
Et une distillation douce, pas trop courte ni trop forte dans un alambic traditionnel.”
Un mode opératoire que le Moulin Bonaventure décline sur les trente hectares de son domaine (dont un peu plus de quatre hectare réservés à l’immortelle) pour une culture diversifiée faite d’olives, de lavande, de miel, amandes et safran.
Autant de produits que les visiteurs vent voir mûrir et fleurir toute l’année en visitant la ferme qui propose également ses propres huiles essentielles, huiles d’olives, miel et autres amandes et eaux florales. “tout est fait main“, précise Paolo Chabot qui, après des études et un début de carrière dans le commerce, a rejoint son père dans La ferme créée en 1978 par ses grands-parents.
Et si la boutique peut être décorée de bouquets d’immortelles, le Moulin Bonaventure n’a pas pour habitude d’en proposer à la vente.
“C”est une plante très fine, très fragile,explique Poalo Chabot. C’est qui tueur bouquet d’immortelles, c’est qu’on le touche“
Les fleurs sont néanmoins récoltées et vendues à des professionnels pour la réalisation de macérats.